Des personnalités françaises s’engagent pour qu’une Ivoirienne de 10 ans reste en France

05 - Novembre - 2019

L’acteur Omar Sy, la comédienne Rachida Brakni, l’homme politique Benoit Hamon, ou encore l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem... Plusieurs personnalités s’engagent pour qu’une enfant de 10 ans et son père, Ivoiriens et menacés d’expulsion vers l’Italie, restent en France.

"Son vol est prévu le 12 novembre, à 10h10. Avec son papa, ils vont être renvoyés en Italie". Dans une pétition mise en ligne la semaine dernière, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann interpelle les autorités françaises afin d’empêcher l’expulsion vers l’Italie d’une fillette ivoirienne de 10 ans et de son père.

La pétition, intitulée "Samira doit rester parmi nous", a déjà récolté plus de 115 000 signatures dont celles de plusieurs personnalités comme l’acteur Omar Sy, la comédienne Rachida Brakni, l’ancien candidat à la présidentielle Benoit Hamon, l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem ou encore la présentatrice de télévision Daphné Burki. Retour sur l’histoire de cette famille. Samira a fui la Côte d’Ivoire avec ses parents pour échapper à l’excision. Passée par la Libye, la famille se sépare au moment d’embarquer sur un canot : Samira et son père prennent la mer tandis que sa mère reste en Libye. À ce jour, la maman est toujours introuvable.

Secourus par un navire humanitaire, Samira et son père transitent par l’Italie avant de s’installer en France à la fin de l’année 2018. Le père dépose une demande d’asile en janvier et inscrit sa fille en classe primaire en région parisienne.

"Cette situation est aberrante"

Trois mois plus tard, en mars, la famille comprend qu’elle est "dublinée" et qu’elle doit retourner en Italie. Avec l’aide de son avocate, le père fait appel de son renvoi mais la justice confirme son transfert en Italie qui est prévu pour le 12 novembre, malgré la scolarisation de la fillette.

"Samira va être séparée de ses camarades de classe et éloignée de son refuge qu'est devenue la France. Une fois de plus, elle va être envoyée sur les chemins de l'exil et de l'errance", écrit le pétitionnaire Raphaël Glucksmann.

"La Déclaration internationale des droits de l’enfant prévoit que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions qui concernent les enfants", continue-t-il, à l’attention du préfet de police et du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

"Cette situation est aberrante", estime Me Mylène Stambouli, l’avocate de la famille, contactée par InfoMigrants. "On est en pleine année scolaire, il faut instruire leur demande d’asile ici en France", poursuit-elle.

Si la famille ne se présente pas à sa convocation le 12 novembre, les conséquences peuvent être lourdes : perte de ses droits sociaux, envoi en centre de rétention administrative, expulsion forcée et notification d’IRTF (Interdiction de retour sur le territoire français).

"L’histoire de Samira et son père n’est malheureusement pas un cas isolé. Il est au contraire représentatif d’autres familles", déplore Me Mylène Stambouli.

INFOMIGRANTS

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